7, 8, 9, 10, 11 : des Invalides à République

Rubrique en cours de création

7e. Invalides

Quartier des ministères, le 7e arrondissement est, avec le 16e, celui qu’aura le moins arpenté Jules Bénuchot. Si le street-art ne s’y est pas épanoui, certains graffitis y fleurirent lors des manifestations du printemps 2017 contre la loi-travail, notamment sur les vitrines des banques, dont l’un des affidés rotschildien allait devenir président de la République, au cours d’un mois d’un mai qui ne laissera pas d’impérissables souvenirs aux amoureux de la liberté.

Superposition quantique de l’émeute

8e. Champs-Élysées

À la brasserie Au Bureau, 66, rue Pierre-Charron, on croise des journalistes d’Europe 1, des touristes, des noctambules branchés. Il arrive aussi que de mystérieux échanges de livres s’effectuent en terrasse…

Depuis 1910, au 17 rue d’Isly, à deux pas de la gare Saint-Lazare, existe un des troquets les plus typiques de Paris. Chez Léon, restaurant Routiers, on mange sur des nappes Vichy, le formica est jaune, la cuisine comme à la maison. Depuis 1960, la famille Grange est en salle et aux fourneaux. C’est le bar préféré de Bénuchot dans l’arrondissement.

9e. Opéra

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10e. Saint-Denis, Saint-Martin

Traversé du sud au nord par le canal Saint-Martin, dont il est abondamment question ici, c’est l’arrondissement de Bénuchot. Mais le 10e, c’est aussi la gare de l’Est, la plus belle de toutes les gares parisiennes, près de laquelle se déroula l’événement le plus tragique de son existence, en 1991.

Aux alentours de 1910.

À la suite des massacres du 7 janvier et du 13 novembre 2015, la place de la République, qui chevauche trois arrondissements, est devenue le point névralgique d’un Paris traumatisé par l’atrocité des crimes de masse islamistes (qualifiés, à tort nous semble-t-il, d’attentats).


Place de la République, soirée du 7 janvier 2015


République-Bastille-Nation, Marche du 11 janvier 2015


Entre la République et le Bataclan, 14 novembre 2015

Puis vinrent les vespérales Nuit Debout, au printemps 2016 qui, comme toute les utopies (le pays qui n’existe pas, nous dit l’étymologie, le moment où les riches finiront par payer, compte là-dessus et bois de l’eau fraîche, nous rappelle cruement la réalité), ne durent qu’un temps, et que l’on savoure car elles ont le goût de la vraie vie. Formidables moments bénuchots : tout le monde se parle, comme s’il en était toujours allé ainsi, avec une magie de tous les instants. Frères humains qui parmi vous vivez…

Il devient fou celui qui ne fait rien de sa peine.

Dans toute cette soif de paroles et de rencontres, le Café des signes, qui mit à l’honneur la langue des sourds, en ce 1er mai 2016.

Et pour quitter le 10e sur une note un peu plus gaie, voici quelques vues de la rue Sainte-Marthe, qui se jette dans la rue Saint-Maur, devant l’entrée de l’hôpital Saint-Louis, avenue Claude-Vellefaux, qui fut, comme chacun sait, l’architecte dudit hôpital, en 1611.

11e. Popincourt

C’est dans le 11e arrondissement que Jules Bénuchot, enfant, fit sa première sortie en solitaire dans le métro, pendant l’Occupation. Il n’en garda pas un souvenir réjouissant mais se rattrapa par la suite.

Apparentements bénuchots
L’antre de l’homme qui terrasse l’obsolescence programmée

Depuis 1962 (d’abord rue de Lappe, puis rue de la Roquette depuis 1982), Jacques Guillaume, acousticien de formation, 76 ans, soigne les rasoirs électriques. Alain Poher et Eddy Constantine furent ses clients.