Rosa Parks fait le mur : quand l’Histoire rôde rue d’Aubervilliers (19e)

    Le 1er décembre 1955, à Montgomery, Alabama, un coin perdu de l’Amérique raciste, Rosa Parks, jeune couturière noire de 42 ans, refusait de laisser sa place à un Blanc dans un autobus, donnant le signal du vaste mouvement des droits civiques pour l’abrogation de la ségrégation raciale et de l’apartheid à l’américaine qui allait enflammer les États-Unis.

….Le nom de la femme « qui s’est tenue debout en restant assise », comme le raconte Christophe Deroubaix dans L’Humanité, fit alors le tour du monde.

….Soixante ans plus tard, le 13 décembre 2015, dix ans après sa mort, Rosa Parks donnera son nom à la dernière (en attendant la prochaine) station du métro parisien, sur la ligne E du RER, près de la porte d’Aubervilliers.

….Cinq artistes internationaux réalisèrent alors une fresque en l’honneur de la grande dame, rejoints par d’autres artistes (Combo, Module de Zeer, Batsche, Ernesto Novo, Jonone…) réalisant la plus grande fresque de street-art (493 m) jamais conçue à Lutèce depuis le départ des Vikings : Rosa Parks fait le mur, entre le pont Riquet et la rue d’Aubervilliers…


Ouvrez les yeux, c’est parti !



   Cette pièce du jeu de morpion géant de Module de Zeer clôt la fresque. De l’autre côté de la rue de Crimée et des nouveaux quartiers environnants, c’est la station Rosa Parks.

….Voilà, c’est fini !
Enfin, presque…
Car nous allons, si vous le voulez bien, rebrousser chemin en suivant ce petit bonhomme jusqu’au carrefour de la rue d’Aubervilliers et de la rue de Riquet, afin de récupérer les petits cailloux disséminés sur les trottoirs du pont Riquet, que nous avions perdus en marche.

….Changement de bicyclette !..

….Le pont Riquet !

….Et c’est parti pour les bulles du trottoir…